Lettre de campagne n°8 du 26 décembre 2012

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Edito : « Notre métier c’est produire »

Parce que demain, il nous faudra non seulement NOURRIR mais aussi habiller, chauffer et équiper 9 milliards d'êtres humains, il est naturel de dire que l'essence même de notre métier, C'EST LA PRODUCTION ; La production de denrées agricoles alimentaires bien sûr (70 % des aliments consommés par nos concitoyens sont produits par les agriculteurs français) mais aussi la production de végétaux pour de nouveaux débouchés non alimentaires comme l'habillement, les biocarburants, les matériaux de construction... : c'est donc un énorme DÉFI qui nous attend.

La production est la base de notre métier. Encore faut-il se préoccuper  des débouchés...

Dans un contexte de déstabilisation croissante des marchés agricoles, nous devons nous préoccuper de la pérennisation et du développement des filières  valorisant nos productions.

La Seine-Maritime est une des régions les plus productives au monde avec une diversité de cultures grâce à son climat, son sol et la technicité de ses agriculteurs. Elle est aussi forte de sa complémentarité entre le végétal et l'animal : l'élevage et les grandes cultures sont interdépendants, à titre d'exemple 30 % du blé seinomarin est consommé par les bovins, les porcs et les volailles de notre département.

Appuyons-nous sur cette production importante tant en volume qu'en qualité, pour promouvoir de nouveaux outils de transformation afin d’assurer des prix rémunérateurs ; à l'image de la filière biocarburants qui, au travers de SAIPOL à Grand-Couronne, valorise 75 % de notre colza et met à la disposition des éleveurs des tourteaux de qualité à un prix compétitif, tout en réduisant ainsi notre dépendance vis-à-vis du soja américain.

Investissons-nous dans la construction de nouveaux outils tant en sécurisant leur approvisionnement qu'en participant à leur financement. La filière betteravière est  l'exemple de cet investissement productif aux mains des agriculteurs ; certes l’acquisition de parts sociales est lourde mais l'outil et ses valorisations (sucre bien sûr, mais aussi pulpes qui sont utilisées à 100 % par les éleveurs seinomarins) sont pérennisés et  les agriculteurs vont bénéficier d’une part de la valeur ajoutée. Dans le même ordre d’idée, nous soutiendrons les projets de la CLHN visant à développer  une filière laitière forte  dans notre département.

Organisons-nous collectivement : c'est en maîtrisant l'offre et donc les volumes que nous pèserons efficacement sur l'aval. La filière laitière est à ce sujet en pleine évolution ; Avec la reconnaissance des organisations de producteurs (OP), les éleveurs laitiers ont obtenu le droit de se regrouper, grâce au travail de notre syndicat à Bruxelles, pour négocier le prix avec les transformateurs.

La Seine-Maritime possède indéniablement de nombreux atouts, mais les agriculteurs constituent la première de ses richesses. Leur volonté, associée à leur technicité, ont contribué à en faire un des départements français les plus productifs ; nous veillerons à  ce que la chambre d’Agriculture continue à proposer un conseil technique qui tient compte des innovations. Ce conseil restera neutre, de proximité et devra aller jusqu’à la marge économique.

Avec ce volet PRODUCTION, soyez sûr que nous défendrons le métier d'agriculteur dans sa diversité quelles que soient vos productions. Dynamisme, performance et implication dans les filières conduiront notre action avec toujours le souci de l'intérêt collectif des agriculteurs.

 

Laurence SELLOS

Candidate sur la liste présentée par FNSEA 76 / JA 76

 

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Environnement : Les JA ont exprimé le ras le bol de toute la profession

Lundi 17 décembre, les Jeunes Agriculteurs de Haute-Normandie ont manifesté devant la cité administrative de Rouen où est située la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Alimentation et du Logement). Les JA disent non aux mesures envisagées dans le 5eme programme d’action :
ð Non à l’augmentation de capacité de stockage des effluents qui vont induire de nouveaux  investissements non productifs ;
- Non à la réduction des distances d’épandages ;
- Non à l’interdiction d’épandage d’effluents  sur des pentes à plus de 7 % ;

- Non à l’interdiction systématique d’épandage d’azote sur des pentes à plus de 10%
- Non à l’obligation systématique de 100 % de sols couverts en hiver (l’année 2012 a montré que la demande de la FNSEA 76, JA 76 et chambre d’Agriculture était justifiée).

Afin de maintenir la pression sur le gouvernement, la FNSEA a lancé une journée d’action nationale le  mercredi 16 janvier 2013 dans toutes les régions. Bien entendu, la FRSEA de Normandie y participera . ( les modalités pratiques vous seront communiquées ultérieurement).

Retraite : La FNSEA réclame l’équité dans le mode de calcul

Pour la FNSEA, il est impératif que soit instauré pour tous les citoyens français un principe intangible d’équité dans le mode de calcul de la  retraite. En effet, la retraite des agriculteurs demeure calculée sur l’intégralité de leur carrière, alors même que certains bénéficient d’un calcul sur les 25 meilleures années et d’autres sur les 6 derniers mois. La FNSEA demande donc à l’Etat qu’une réponse soit enfin donnée à cette juste revendication dans le cadre des travaux au sein du Conseil d’Orientation des Retraites (COR).

Réforme de la PAC : Ne pas brûler les étapes 

Dans un courrier adressé à Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, Xavier Beulin, Président de la FNSEA, lui demande de ne pas brûler les étapes en annonçant des adaptations des aides PAC (le ministère évoque en effet de moduler les aides en fonction de la taille des exploitations) alors même que la discussion budgétaire au sein de l’Union Européenne est loin d’être conclue. Selon Xavier Beulin, le fait de mélanger ces phases conduit aujourd’hui à fragiliser les positions nationales.

Biocarburants : Ne détruisons pas des filières qui fonctionnent

Si, comme le souhaite la commission européenne, le taux d’incorporation de biocarburants passait de 7 à 5 %, l’impact sur la filière diester serait dramatique : baisse de 30 % de la production, c'est-à-dire 600 000 tonnes d’ester en moins représentant l’activité de 3 usines d’estérification. Ne détruisons pas les filières de diester qui ont permis aux producteurs d’accroître leur surface en colza tout en maintenant une bonne rémunération. L’autre danger d’une telle mesure serait d’impacter négativement la balance commerciale de la France (importations supplémentaires de diesel et de tourteaux de soja pour l’alimentation animale). Une telle mesure irait donc à l’encontre de l’autosuffisance de l’Europe en protéines.

 

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