Lettre de campagne n°7 du 20 décembre 2012

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Edito : « Ensemble, produisons l’avenir »

Nous avons la chance de vivre dans un coin du monde parmi les plus privilégiés... privilégié par son climat et ses sols bien sûr (le rendement moyen mondial en blé n’excède guerre 30 Qt/ha). Mais ce sont bien les agriculteurs qui ont su tirer parti de ce potentiel ; par leur technicité ; par les organisations qu’ils ont mis en place génération après génération pour stocker, acheminer et parfois même transformer le fruit de leur travail. C’est grâce a ce travail et ce dynamisme que l’économie agricole apporte à la France son deuxième excédent commercial juste derrière Airbus (et oui messieurs nos élus en ces périodes de crise et de “redressement productif” merci d’accorder la même attention à ce secteur de l’économie qu’aux autres). C’est grâce a ce même dynamisme que la Seine-Maritime a su attirer sur son territoire ou à ses portes des entreprises qui transforment nos productions.

 Le rôle d’une Chambre d’Agriculture est bien de contribuer à ce dynamisme et à ce développement de l’économie agricole en représentant nos intérêts face à l’administration comme en accompagnant au quotidien les agriculteurs .

 Pour atteindre cet objectif, les élus de la FNSEA 76 et des JA 76 ainsi que les candidats de la liste qui vous est présentée ont bâti un programme d’action ambitieux autour de 4 thèmes :

 “Notre métier c’est produire” parce que demain il nous faudra nourrir, habiller, chauffer 5 mds d’habitants... qu’une des régions les plus productives au monde ne peut imaginer de ne pas y participer. Nous ne sommes pas des jardiniers du paysage mais bien des producteurs qui entendent vivre de leur métier.

Protégeons notre territoire” parce que notre usine à nous c’est la terre, et qu’au train ou vont les choses dans 125 ans la moitie de la surface agricole du département aura disparu au profit de l’habitat, des routes...qu’il est urgent de limiter au maximum ces prélèvements et qu’il faut trouver les moyens de compenser cette part de l’économie qui disparait.

Environnement, savoir dire non” quand les mesures annoncées se succèdent à un train d’enfer que ni les agriculteurs ni même l’administration (c’est un comble !!!!) ne sont en mesure de suivre. Quand les mesures annoncées sont incohérentes ou irréalistes (comment faire 100 % de couvert végétal quand on n’a pas même réussi à semer un blé !!) non, pas refuser bêtement mais apporter un peu de bon sens. Savoir dire non aussi lorsque nos interlocuteurs n’ont même pas pris le soin de calculer l’impact économique de ces mesures sur nos exploitations...

Enfin et surtout “donner envie d’entreprendre” parce que le dynamisme de notre profession passe par le renouvellement des générations et l’installation de jeunes. Mais aussi pour que ceux en place soient porteur de projets, aient l’envie de faire progresser leur exploitation (par une nouvelle production, par des aménagements facilitant le travail...) et soient accompagnés dans leurs projets.

Pour qu’ensemble nous “produisions l’avenir” je vous propose donc de rentrer un peu plus dans le détail de chacun de ces thèmes au fil des quatre numéros à venir de notre lette de campagne... alors bonne lecture et surtout nous comptons sur vous comme vous pouvez compter sur nous !

 

Sébastien Windsor

 

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Directive Nitrates : le Ministre doit revoir sa copie

Les jeunes agriculteurs haut-normands ont manifesté lundi dernier devant la cité administrative de Rouen. L’administration visée étant la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Alimentation et du Logement). Les JA de Haute-Normandie reprochent à l’administration son manque de pragmatisme au niveau de l’élaboration du 5ème programme d’actions dans les zones vulnérables (ensemble de la Seine-Maritime). En effet, les nouvelles règles envisagées vont imposer des capacités de stockage d’effluents plus importantes avec à la clef la réalisation d’investissements. Les éleveurs devraient alors supporter des coûts supplémentaires alors que les prévisions de revenu pour 2012 sont en baisse de 10 % ; une situation inacceptable ! Et si cela ne suffisait pas, la nouvelle réglementation prévoit également de nouvelles restrictions en matière d’épandage (non épandage sur sol en pente). Trop c’est trop, le Ministre de l’Environnement doit revoir sa copie !

Revenus 2012 : l’élevage bovin a besoin d’être soutenu

Pour 2012, la commission des comptes de l’agriculture prévoit une hausse de revenu par actif non salarié (avant cotisations sociales et impôts) de 4 % par rapport à 2011. Derrière cette moyenne se cachent de fortes disparités entre secteurs et régions. Avec une baisse de 10 %, l’élevage bovin (lait et viande) est à la peine alors que les heures de travail sont importantes et les contraintes (humaines, administratives et environnementales) sont fortes.

Pour soutenir ce secteur indispensable dans l’équilibre des productions (l’élevage français utilise 50 % des céréales consommées sur le territoire national) et des territoires (le maintien des surfaces en herbe est conditionné par le maintien de l’élevage) ; FNSEA et JA préconisent une série de mesures : tout d’abord instaurer au sein de la PAC des outils de régulation pour lutter contre la volatilité des matières premières (le coût de l’aliment du bétail a progressé de 25 % en 2 ans). Promouvoir une organisation des échanges inter-filières pour réduire le coût de l’aliment. Renforcer l’organisation des producteurs au sein d’OP pour massifier l’offre et peser sur l’aval (les OP dans le lait permettent aux producteurs de négocier collectivement le prix du lait). Faire une pause dans les contraintes environnementales, l’accumulation devient insupportable, la répercussion vers l’aval de la hausse des coûts de production (application de l’accord du 3 mai 2011 avec la grande distribution).

Aide à l’engraissement : la FNSEA prête à aller au contentieux

Le gouvernement précédent avait instauré pour 2012 une aide à l’engraissement de bovins (enveloppe de 8M€/an) qui devait se poursuivre en 2013. Suite à cette décision, de nombreux éleveurs ont contractualisé avec l’aval. Or le Ministre de l’Agriculture a décidé d’annuler cette mesure. La FNSEA dénonce une décision unilatérale après coup alors que les éleveurs se sont engagés. Même si le gouvernement change, le nouveau doit respecter l’engagement du précédent. Devant ce coup de force, la FNSEA se dit prête à aller au contentieux afin de défendre les intérêts des producteurs concernés. Affaire à suivre !

Les producteurs doivent s’engager dans la gouvernance des OP laitières

La commission nationale technique a délivré le 11 décembre un avis favorable pour l’agrément de 10 organisations de producteurs laitiers (OP).

Rappelons que les OP permettent aux producteurs de massifier l’offre et surtout de négocier collectivement le prix du lait avec les transformateurs. Le rôle des OP est essentiel dans la gestion des volumes et la fixation du prix. Il est donc indispensable que les producteurs s’engagent fortement dans leur gouvernance.

 

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